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Compte à rebours

de Saviana Stǎnescu - Mise en scène Valérie Antonijevich
Compte à rebours s’inscrit dans une question qui se trouvait déjà au centre de mon précédent spectacle Mon cœur caresse un espoir à travers l’engagement dans la résistance au nazisme : exister plutôt que ne pas exister.

Résumé
Compte à rebours de l'auteure roumaine Saviana Stǎnescu interroge l'exercice abusif du pouvoir sur les êtres fragiles ou plus faibles et les conséquences engendrées par celui-ci.
Compte à rebours est l'histoire d'une jeune femme, Zozo qui a fui dans la folie son histoire personnelle marquée par la violence et qui, dans un éclair de lucidité, revisite son passé pour y affronter les fantômes qui la hantent.
La mise en scène s'appuie sur la radicalité économique actuelle pour créer une esthétique théâtrale qui s'apparente à un onirisme fantastique. Le voyage se fait à l'intérieur du paysage intime de la jeune femme.
Compte à rebours dure une heure. C'est un théâtre où il faut aller à l’essentiel avec une urgence de jouer, comme une urgence de vivre.

En quelques mots

J’ai été saisie par le personnage de Zozo, une jeune femme qui se fabrique des bébés sous forme de ballons de baudruche et qui erre de train en train, seule, avec des idées morbides.
Le no man’s land affectif, psychologique et social compensé par son rapport fusionnel avec son bébé-ballon m’a bouleversée. Il m’a semblé qu’elle évoluait dans un lieu impossible, « sur la frontière » exactement, c'est-à-dire en ce point-limite où il n’y pas de frontières, pas de distinction, où vie et mort peuvent être réunies dans un même corps.
Ainsi, au début de la pièce, Zozo est morte sans l’être. Elle est déjà morte tout en étant encore vivante.
La pièce nous plonge alors dans un flash-back mais il ne s’agit pas à mon sens d’un retour dans le passé qui éclairerait la vie de Zozo et donnerait un sens à sa folie mais plutôt de la vision (au sens de lucidité) de la lutte intense que se livrent en elle Thanatos et Eros.

Compte à rebours est la métaphore d’un suicide, d’un passage à l’acte. Impuissante dans la vie, sans à-venir, passer à l’acte reste la seule possibilité d’agir, d’être libre.

Avec Compte à rebours, je cherche à éprouver comment toutes les formes de pouvoir, de l’enfance à l’âge adulte ont pour projet d’amoindrir la puissance des êtres, de les conduire à la résignation et la frustration, creusant la tristesse dans les individus.
Compte à rebours est une fable grotesque. Grotesque dans le sens défini par Jan Kott : « La tragédie est un jugement sur la condition humaine, une mesure de l’absolu. Le grotesque est la critique de l’absolu au nom de l’expérience humaine. La tragédie amène à la catharsis, le grotesque n’apporte aucune consolation. »

Valérie Antonijevich






PAROLES DE SPECTATEURS

"Zozo est un cri dans un éternel retour, comme une rédemption. Une scène géniale de son moi ravagé, une allégorie de son agonie psychique. Inquiétante. Fascinante. Originale. Compte à rebours est une claque politique et sociale. L'aporie de l'oppression soumise au pire des mondes. (Cette histoire pourrait être le destin de ma petite grand-mère chinoise aux pieds bandés, victime d'un Pol Pot, monstre froid et de ses âmes damnées). La mise en scène de Valérie Antonijevich est clinique, subersive, transgressive (elle évite toute anesthésie psychologique). Christelle Jacquaz, Olivia Machon, Yves Buchin, Frédéric Jeannot jouent juste et vrai, sans tabou. Leur engagement vivant, absolu crève les planches."

"Compte à rebours est un choc : il faut se laisser secouer par cette fable contemporaine qui raconte l'histoire de Zozo, petite fille malmenée par des parents grotesques et bas de plafond, entraînée à l'âge adulte dans une existence de soumission jusqu'à la libération finale. L'interprétation des acteurs est intense, souvent drôle, dans un lâcher prise et une maîtrise impressionnantes. La succession des tableaux s'enchaîne dans une belle ingéniosité d'effets. Impossible de rester indifférent, on en ressort sonné, parfois choqué, il faut laisser reposer avant de pouvoir en parler !"

"On a l'impression d'entendre un texte qui a été gravé au couteau sur un mur de bêton décrépi. Le propos est fort, très fort et merveilleusement porté par des comédiens qui font preuve d'une présence remarquable. Une pièce "Uppercut" d'un bout à l'autre. Fascinant !"

"Voyage sans retour dans les souvenirs douloureux d'une jeune femme meurtrie à jamais. Une écriture ciselée et une mise en scène sans fioritures. Poignant."

"J'ai été pris dans une sorte de valse des émotions entre effroit, consternation et amusement."

"Compte à rebours, à travers la mise en scène de Valérie Antonijevich est une pièce fulgurante. La direction d'acteur y est particulièrement puissante, précise et l'on entrevoit dans chacun des personnages les fils noués et inconscients qui les habitent. La mise en scène aurait pu s'arrêter là tellement la direction d'acteur nous plonge dans les méandres des corps et des esprits, mais l'esthétique scénographique nous embarque dans un univers à part entière permettant de conserver l'humour. Compte à rebours a selon moi cette qualité rare de pouvoir résonner en chacun d'entre nous, tous milieux confondus et ce malgré une approche de traitement complexe."

CREATION
Mise en scène Valérie Antonijevich
Texte Saviana Stanescu
Assistant à la mise en scène Henri Rizk
Scénographie James Brandily
Musique originale et création sonore David Maillard
Chorégraphie Gwenaelle Rinaldi
Costumes Julie Lecoeur
Maquillage Inès Ahachad
Régie lumière et son Matthieu Mitchell

TEASER : ici
DISTRIBUTION
Yves Buchin L'homme. Le père
Christelle Jacquaz Zozo
Frédéric Jeannot Le contrôleur. Lui
Olivia Machon La dame. La mère
PROFESSIONELS
CONTACT DIFFUSION
Alexandre Normand 06 69 41 83 06 / maquis.communication@gmail.com

DUREE
1h

DOSSIER
Compte à rebours-Dossier

FICHE TECHNIQUE
Compte à rebours-FT